La formation par le numérique

Des outils pédagogiques innovants : le projet COMETES

L’École de l’air et de l’espace développe actuellement un centre de simulation et d’opérations spatiales, qui sera intégré dans un nouveau bâtiment dédié.

Ce centre accueillera notamment le simulateur COMETES, un outil de simulation de dynamique spatiale permettant :

  • de visualiser et piloter des satellites réels ou fictifs
  • de simuler des opérations spatiales complexes
  • d’anticiper des scénarios réalistes (crises, manœuvres, menaces)

Ce simulateur proposera plusieurs niveaux d’utilisation, allant de l’outil pédagogique à l’outil d’entraînement opérationnel pour les forces.

Développée en lien avec des partenaires académiques et industriels, cette plateforme répond à un large spectre de besoins :

  • Formation initiale des élèves-officiers
  • Entraînement des opérateurs
  • Appui au Commandement de l’espace
  • Sensibilisation élargie aux enjeux spatiaux

À travers cette approche globale, l’École de l’air et de l’espace vise à former des officiers capables de :

  • Comprendre les enjeux stratégiques du spatial
  • Maîtriser les outils et concepts associés
  • S’intégrer rapidement dans les structures opérationnelles

et ainsi contribuer pleinement à la supériorité opérationnelle dans le domaine spatial.

Maquettes du simulateur dynamique de vol spatial

Jumeaux numériques : connecter simulation et réalité pour innover

Dans le cadre du WP5 dédié à la formation par le digital, l’action WP5.3, portée par UGA, INO et le CSUG, explore le potentiel des jumeaux numériques pour le secteur spatial.

L’objectif est d’interfacer et de connecter des simulateurs — véritables répliques numériques de systèmes physiques — à des systèmes réels. Cette approche permet de créer des environnements hybrides, où simulation et opération se nourrissent mutuellement, afin d’améliorer la compréhension, la performance et la prise de décision.

Pour cela, le projet s’appuie sur le développement de données techniques structurées, couvrant l’ensemble des niveaux, du composant jusqu’au système complet. Ces données alimentent une plateforme dédiée à la décision et à la prédiction, intégrant des technologies avancées telles que les systèmes embarqués ainsi que des environnements immersifs en réalité virtuelle (VR) et réalité étendue (XR).

Au-delà de l’innovation technologique, un enjeu central réside dans la diffusion de ces outils. Le WP5.3 prévoit ainsi de former la communauté et de mettre à disposition les ressources développées afin d’en faciliter l’appropriation.

Enfin, cette action s’inscrit dans une logique de mutualisation et d’essaimage. En favorisant la connexion d’objets virtuels et la mise en place de services de compétences, notamment pour COMETES, le projet contribue à structurer un écosystème collaboratif et durable au service du spatial.

MOOCs et contenus digitaux : diffuser les savoirs à grande échelle

Le WP5.4, piloté par le CNES, vise à renforcer l’accès aux compétences du secteur spatial grâce au développement de formations digitales ouvertes et accessibles.

Au cœur de cette action : la production de quatre MOOCs complets, représentant chacun entre 10 et 15 heures de formation en ligne. Pensés comme un ensemble cohérent et structuré, ces modules permettront d’aborder de manière approfondie les enjeux des activités spatiales et d’élargir significativement le public sensibilisé à ces thématiques.

Cette nouvelle offre a vocation à remplacer le MOOC Espace existant, actuellement limité à 4 heures, en proposant des contenus plus riches, progressifs et adaptés aux besoins des apprenants.

En complément, des tutoriels vidéo seront développés pour accompagner l’utilisation de la suite logicielle d’ingénierie IDM-CIC. Ces ressources seront diffusées sur différentes plateformes digitales, qu’il s’agisse de MOOCs ou d’autres supports en ligne, afin de faciliter la prise en main des outils et de renforcer les compétences techniques.

À travers cette double approche — parcours de formation structuré et contenus pratiques — le WP5.4 contribue à démocratiser l’accès aux savoirs et à soutenir le développement des compétences dans le secteur spatial.